Enregistrement du quintette équisonance avec le quintette en la majeur de mozart pour clarinette et corde

Hanneuse Luc

Lundi 23 janvier 2007

2ème Son

Iad 2006-2007

3ème travail : Prise de son musicale

Cours de Mr Van Loock

Couple stéréophonique

Quintet Equisonance dans une église

Quintet en La Majeur pour clarinette et cordes  de Mozart.

Organisation :

J’ai loué du matériel pour les vacances de noël. J’ai contacté plusieurs professeurs du conservatoire de Tournai pour connaître des lieux et dates d’évènements. Mais après recherche, je n’ai trouvé  que 3 concerts (« trêve des confiseurs »).

Premier concert : le premier jour des vacances, le 22/12, où je n’ai appris l’existence du concert que 4 heures avant qu’il ne se déroule (je n’ai donc pas su trouver un assistant 4 heures avant l’enregistrement). Enregistrement de la chorale des « Petits chanteur de Belgique » (de Lessines). L’enregistrement s’est passée dans des conditions extrêmes : l’église était bondée, ils ont placés en dernière minutes des petits enfants du public assis à coté des microphones ! Les enfants ont touché aux câbles, bougé leur chaises, criés, touché les pieds de micros … On entend aussi des remarques des adultes qui grondent les enfants. J’ai décidé de ne pas présenter cette prise malgré sa valeur musicale, le concert est très beau mais il y a des défauts dus aux perturbations du public.

Le 2ème concert possible se déroule au musée des BEAUX-ARTS de Tournai mais après un rapide repérage de l’acoustique, je décide de ne pas contacter l’organisateur pour enregistrer. L’acoustique est très proche d’une salle de bain !

J’ai donc enregistré le « Quintet Equisonance » à l’église de Froidmont le dimanche 7 Janvier à 14h. La date d’enregistrement ne m’a pas permis de trouver un assistant, car c’était  la veille du premier examen et après avoir contacté vainement  6 étudiants, j’ai abandonné l’idée de trouver un assistant. J’ai  contacté l’organisateur du spectacle qui était  enchanté d’avoir un enregistrement de l’événement: il y a une fanfare locale puis le quintet. J’enregistre donc la fanfare ET le quintet. La fanfare ne donnera pas « grand-chose» mais les musiciens auront un souvenir .

Description du lieu :

Dans l’église de Froidmont, l’acoustique n’est pas bonne, je plains les spectateurs qui ont dû écouter la fanfare avant le quintet. Pour le quintet l’acoustique est mieux adaptée mais n’est pas idéale. Le couple donne mieux qu’une place assise parmi les spectateurs !!! Le public n’est pas très habitué à la musique classique, il est surtout venu voir ses proches  dans la fanfare,  ce qui explique les applaudissements entre chaque mouvement dû au manque d’habitude d’écoute de musique classique en concert.

Déroulement de l’enregistrement:

Installation de la régie dans la sacristie où il fait très froid.

Je demande au responsable de l’église s’il veut bien éteindre la sonorisation du discours de présentation mais il refuse (l’organisateur de la sonorisation était très amateur) on entend un très léger souffle près des HP même refu pour les chauffages de l’église qui créent un bruit de fond permanent.

Les 5 instrumentistes ( 2 Violons, clarinette, violoncelle, alto) ont fait une très courte balance avant le concert (moins de 2 minutes).

Je place le couple AB composé de 2 Audiotechinca AT3527 ; l’école ne dispose pas de barette de 50 cm, j’ai donc utilisé 2 pieds écartement de 50 cm.

La mise en place des 2 micros prend un certain temps pour qu’ils soient à la même hauteur, et avec la même inclinaison verticale (axée vers les musiciens). Le couple est élevé vers 3 mètres pour avoir un meilleur plan, et une moins grande proximité du public.

A l’écoute la clarinette parait centrée, les autres instruments sont biens étalés sur la rampe stéréophonique. Mais lors du concert, la chaise du clarinettiste a dû très légèrement bouger car il n’est plus parfaitement centré (il y a un effet de distorsion frontale très important dû au couple AB). Voir photos.

Remarque : le choix du couple s’est surtout fait par la disponibilité du matériel restant au CAV malgré une réservation de plus de 5 semaines à l’avance ! Il n’est pas dû à un choix esthétique ou technique.

Critique esthétique

Malgré un léger déplacement spatial de la clarinette, j’ai préféré montrer cet enregistrement plutôt qu’un enregistrement préalable que j’ai fait d’une chorale (où la localisation n’est pas un critère). Après discussion avec Mr Lambert dans le cadre du cour de stéréophonie, nous avons conclu que les « défauts » de localisation dus à la technique AB auraient été évités à l’aide d’un appoint sur le clarinettiste qui par effet Haas permettrait de le fixer au centre.

La modulation est parfaite les crêtes les plus hautes sont à -0,8dB à l’enregistrement.

L’extrait est choisi car il y a une partie où ils jouent l’un après l’autre ce qui permet une localisation de chaque instrument. J’ai choisi cet extrait même s’il n’est pas très juste au niveau des instruments. Ce problème de justesse pourrait s’expliquer par le changement de pièce du chaud au froid.

Conclusion :

Le couple AB est un système stéréo difficile à mettre en place sans barrette et très difficile a déplacer par la suite. Mais il permet une grande qualité sur la restitution des timbres malgré des problèmes de localisation (que l’on peut palier par des appoints et effet Haas).

Les conditions d’enregistrement de concert sont très variables aussi. Et les locaux ne sont pas toujours adaptés.

Fiche technique :

Quintet en La Majeur pour clarinette et cordes  de Mozart.

Couple AB de 2 AT3527, enregistreur Tascam HD-P2 en 44.1khz et 24bits, table Révox, écoute Tannoy précision 8D

annexes:

EQUISONANCE a été fondé en 1986 par quelques lauréats du Conservatoire Royal de Mons. Ceux-ci entendaient poursuivre de cette manière une collaboration musicale qu'ils avaient entreprise dans les classes de musique de chambre de ce Conservatoire.

EQUISONANCE est actuellement composé de

Claude VINCHENT : violon

Michel COPIN : violon

Sandrine RYGAERTS : alto

Marguerite MUNSTER : violoncelle

Philippe SAUCEZ : clarinette

Mozart écrivit son quintette pour clarinette et cordes en septembre 1789, après son voyage en Prusse et durant la composition de Cosi fan tutte. Le choix de l'instrument soliste - tout comme pour le Trio en mi bémol K.498 "des quilles" ou l'ultime concerto en la K.622 - fut inspiré par la personnalité même d'un ami de Mozart, le clarinettiste Anton-Paul Stadler, esprit curieux, très grand virtuose de son instrument et membre de l'orchestre de la cour impériale de Vienne. Mozart, comme plus tard Brahms ou Schoenberg, entretenait une prédilection particulière pour la clarinette dont il avait découvert les ressources techniques et sonores dès 1777, à Mannheim. La clarinette est déjà pour Mozart le seul instrument à vent capable par la diversité de ses registres et par son éventail dynamique de rivaliser avec la souplesse expressive des instruments à cordes. La clarinette du Quintette K.581 se révèle un parfait personnage autonome, elle s'intègre cependant de façon extraordinaire au discours du quatuor à cordes l'accompagnant. Le premier mouvement (allegro) est basé sur trois thèmes au lieu des deux habituels. L'élément tragique, nous le rencontrons évidemment dans le fabuleux larghetto en ré majeur, sommet de l'œuvre et sans doute l'un des trois ou quatre plus beaux mouvements lents jamais conçus par Mozart. Architecture vraiment épiphanique, ouverte à l'unité, respirant l'unité et dont la fonction spirituelle semble directement conséquente du chant pur. La simplification relative des phrases du Menuetto fait d'autant ressortir la subtilité et l'insurpassable asymétrie de celles du mouvement précédent. Le Finale, Allegretto, est écrit en forme de variation. Mozart choisit un thème d'allure populaire qui, telle la "danse rustique" du Trio II (Menuetto), demeure tout de même fortement stylisé. Le Quintette en la n'est qu'un maillon - admirable - au milieu d'une chaîne d'œuvres consacrées par Mozart à la clarinette et qui allait conduire au sublime adieu du Concerto K.622.

Affiche du concert